Méditer, est-ce aussi facile qu’on nous le promet ?

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Méditer, est-ce aussi facile qu’on nous le promet ?

Il est vrai que vous entendez sans doute beaucoup parler de méditation depuis quelques années. La plupart des professionnels de la discipline ont l’air de dire que c’est très simple, et par ailleurs fleurissent des centres de formation pour apprendre à méditer en 8 à 12 semaines. Difficile d’imaginer que c’est facile si cela demande autant de temps pour pratiquer.

Essayons de faire le tri et d’y voir plus clair.

« D’abord, méditer, c’est quoi ? »

Voilà une première bonne question. Selon le dictionnaire Larousse, méditer est l’action de soumettre à une profonde réflexion. Selon cette définition, on utilise ce verbe pour décrire une période d’étude d’une situation ou d’un projet.

Eh bien la méditation, ce n’est pas ça du tout ! C’est d’une toute autre activité dont on parle lorsqu’on parle de méditation. D’ailleurs il s’agit de non-activité.

En effet, la première étape de la méditation est plutôt simple : l’immobilité. La première chose à faire est de trouver un endroit, une posture, un moment propices à rester immobile pendant plusieurs minutes. Ceci est plutôt simple, car je vous rappelle que nous restons immobiles plusieurs fois par jour pendant plusieurs minutes (devant la télé, dans les transports en commun, au feu rouge, dans l’ascenseur…).

La seconde étape consiste à faire silence. Cela signifie cesser d’interagir avec son environnement par tout moyen de communication. Pas trop difficile là non plus.

Dernière étape, tourner son attention vers l’intérieur de soi. Et là, j’entends déjà certains d’entre vous s’écrier :

« Je n’arrive pas à me concentrer ! »

Ah oui, je vois de quoi vous parler : la fameuse liste de courses. Cette petite voix qui profite de ce moment de silence et d’immobilisme pour nous rappeler qu’il n’y a plus de lait pour les enfants, qu’il faudra penser à sortir la poubelle tout à l’heure, ou que vous n’avez pas décongelé le poulet pour ce soir.

Il se trouve que le rôle de notre mental, de notre conscience est de faire ce genre de travail : nous rappeler ce que nous avons prévu, assurer notre sécurité, notre bien-être. Il a donc pour habitude d’effectuer cette mission en permanence sans jamais faire de pause. Parfois, il estime même que la situation est suffisamment préoccupante pour nous réveiller en pleine nuit.

Il n’est donc pas question de réprimander notre mental parce qu’il fait exactement ce que nous attendons de lui ! Pas question non plus de le faire taire car alors il ne saurait plus alors quel est son rôle.

Ce que nous pouvons faire est tout d’abord d’accepter que notre mental profite de ce silence pour faire ces rappels, et même de l’en remercier. Nous pouvons imaginer que ces pensées ne nous assaillent pas mais plutôt qu’elles passent dans notre esprit sans s’y arrêter, comme les nuages dans un ciel de printemps.

Si nous nous agaçons de ces pensées, elles restent et s’installent. Si nous les observons et les remercions, elles disparaissent lentement vers l’horizon.

Petit à petit votre mental s’habitue à ce nouvel usage de ses rappels et devient moins pressant. Mais attention, les années de pratique ne sont pas un gage de disparition des pensées de type « liste de courses ». Plus vous êtes préoccupés, plus le mental lance de rappels, et plus il est utile de méditer en regardant passer ces pensées.

« Je n’ai pas le temps ! »

Voilà ce que beaucoup d’entre nous pensent au sujet de la pratique de la méditation. Le sage répondrait à cela : « Si tu n’as pas le temps de méditer, alors c’est que tu en as vraiment besoin ».

Méditer ne demande pas une grande disponibilité. Bien sûr, certains stages de méditation en centre proposent de méditer jusqu’à 8 heures par jour.

Mais au quotidien, quelques minutes suffisent pour ancrer la pratique et en ressentir les bienfaits.

Avez-vous 5 ou 10 minutes de disponible le matin ? Ou bien en fin de journée ? Ou même dans votre voiture à la pause méridienne ? Parfait ! Alors vous avez le temps de méditer.

5 minutes par jour valent mieux que rien du tout, ou même que 1 heure par semaine. Ce qui compte c’est l’ancrage de la pratique dans votre quotidien. Et si parfois vous n’avez que 3 minutes à y consacrer, offrez-vous une méditation flash, c’est déjà formidable.

« La méditation, c’est une mode ! »

Ce qui caractérise une mode, c’est qu’elle est fugace. Si on considère que Bouddha pratiquait déjà la méditation quelques 500 ans avant notre ère, et qu’il s’inspirait de tradition ancestrale pour sa pratique, il est difficile de donner un caractère fugace à la méditation.

La pratique n’a pas toujours porté ce nom : on l’appelait autrefois prière ou contemplation, ou encore recueillement. Parfois, on la nomme relaxation ou détente avec visualisation.

Peu importe son nom, ce qui est important c’est de prendre un moment pour s’assoir en silence et tourner son attention vers soi.

Il existe plusieurs types de support pour accompagner la pratique. Et si vous avez envie d’être accompagné pour commencer à méditer, découvrir cette discipline ou l’installer dans votre quotidien, je vous propose 2 accompagnements spécifiques, à choisir selon vos besoins.

Une initiation à la méditation de pleine présence :

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